Opération de croissance externe : Akeance accompagne Grosfillex

opération de croissance externeAkeance Consulting accompagne le Groupe Grosfillex dans une opération de croissance externe, pour une prise de participation dans la société Postep.

Le Groupe Grosfillex est un acteur majeur dans le secteur de l’extrusion et l’injection plastique, notamment au travers de la société Arban qui développe depuis 40 ans une activité de fabrication de fenêtres, de portes d’entrées et de volets roulants répondant aux meilleurs standards de qualité. Ces produits sont distribués en France, notamment au travers d’un réseau de concessionnaires.
Fin 2019, Arban a pris une participation dans Postep, société polonaise elle aussi spécialisée dans la fabrication de menuiseries à destination de clients européens.

Cette opération de croissance externe permet à Arban de renforcer son offre au travers de 2 axes :

Akeance Consulting a accompagné Arban à l’occasion des travaux de due-diligence dans la valorisation des synergies et l’élaboration d’un plan d’action permettant de doubler la capacité de production de la Postep d’ici 18 mois (réorganisation et constitution d’une seconde équipe, plan d’investissement dans de nouveaux moyens de production et de distribution,…). Ce type d’approche très pragmatique est d’ailleurs la marque de fabrique du cabinet.

A propos de Grosfillex

Le groupe Grosfillex est un spécialiste de l’extrusion et de l’injection plastique. Il est présent sur 3 marchés que sont les produits d’extérieur (mobilier de jardin, bacs à plantes et abris de jardin), les produits d’intérieur de la maison (mobilier, revêtement mural, cloisons et rangement) et les menuiseries en PVC et Aluminium (fenêtres, portes d’entrées et volets roulants).
Toujours à la recherche d’innovations et d’amélioration de la qualité produits, le Groupe Grosfillex a lancé il y a 1 an une ligne de production dédiée aux menuiseries en aluminium et lancera dans les prochains mois une nouvelle ligne de production dédiée aux menuiseries en PVC.

A propos de Postep

Postep est une société polonaise spécialisée dans la fabrication de fenêtres, de portes d’entrée et de volets roulants. Réalisant un chiffre d’affaires de près de 5M€, la société exporte 75% de sa production auprès d’une clientèle européenne, principalement basée en France, Allemagne, Suisse et Norvège.

A propos d’Akeance Consulting

Akeance Consulting est un cabinet de conseil qui s’est créé autour d’une volonté partagée de proposer une offre de services qui rende opérationnelle la stratégie de l’entreprise. Concrètement, nous intervenons en conseillant les entreprises lors de la conception de leurs projets de transformation et en les accompagnant dans la mise en œuvre.

Akeance Consulting dispose de bureaux à Paris, Bruxelles et Luxembourg d’où opèrent une équipe d’une soixantaine de consultants.

Le chef d'entreprise face à la prise de décision

Aujourd'hui, Xerfi a reçu Michel Mondet, Président d'Akeance Consulting, pour parler de la prise de décision.

Thibault Lieurade : Bonjour Michel Mondet,

Michel Mondet : Bonjour Thibault,

Thibault Lieurade : Je rappelle que vous êtes président d’Akeance Consulting, et bien entendu à votre poste on est appelé à prendre des décisions, on va en parler justement.
On dit souvent que le décideur quand il décide il est seul, est-ce que vous ressentez cette solitude ?

Michel Mondet : Ah complétement, on est toujours seul dans la décision, et encore plus seul quand on est dirigeant probablement. La difficulté c’est pas tant cette solitude, quelque part on s’y habitue, que le fait que la décision…en fait on ne la prend pas véritablement, un bon dirigeant pour moi c’est quelqu’un qui sait faire en sorte que la décision se prend toute seule au sens pronominal.
En gros vous avez autour de la table de manière très collégiale, des avis, des expériences, qui s’expriment sur tel ou tel sujet et cetera… et au fond l’ensemble de ces expériences et de ces avis forment une sorte d’hologramme, et cet hologramme c'est précisément la décision, il y a une sorte de poids moyen, si vous voulez ; au milieu de la collégialité qui fait que la décision se prend.

Thibault Lieurade : Mais alors quand est-ce qu’on sait que cet hologramme est vraiment complet ? que les choses se cristallisent, et finalement est-ce qu’il n’y a pas un risque à laisser trainer cette décision en attendant que l’hologramme se constitue ?

Michel Mondet : Oui il y a le risque, encore une fois, si on laisse l’hologramme se construire, le bon décideur c’est celui qui sait bien saisir le temps et arrêter le temps au moment où l’hologramme est à peu près terminé, au moment où l’alignement des planètes se fait si vous voulez, donc un bon décideur c’est quelqu’un surtout qui gère bien le temps de l’expression des avis, des expériences des uns des autres, pour un moment donné dire, voilà la décision s’est prise, c’est celle-ci que je prends, parce que ça finit par se dire comme ça, mais pour autant elle s’est prise toute seule, c’est la gestion du temps le vrai sujet.
On peut avoir le risque de laisser traîner, évidemment ; et puis il y a des moments, des situations, on n’a pas forcément besoin d’attendre, il faut décider vite, mais c’est je crois, là, le talent du décideur, c’est de faire en sorte que cette gestion du temps, court ou pas court ; sur un même process qui est l’expression des expériences et des avis des uns des autres, c’est ce qui fait le talent du décideur.

Thibault Lieurade : Alors quelles sont les situations justement où le décideur doit se passer de cette collégialité, ou aller plus vite ?

Michel Mondet : Il y a des exemples soit par thème, soit par situation. Le cas des sanctions, par exemple. Sanctionner un collaborateur parce qu’il a pioché dans la caisse, si vous voulez ; on n’a pas besoin de décider autrement que tout seul dans son bureau. Bon vous avez d’autres sujets, le choix de ses collaborateurs. Un dirigeant qui choisit son directeur des opérations ou son directeur financier, ça lui appartient, à un moment donné le choix de management ou de mode de management si vous voulez, appartient au dirigeant quand même, donc ces décisions-là sont vraiment intuitu personae et solitaires.

Thibault Lieurade : Alors qu’est-ce qui distingue ce type de décisions de ce qu’on pourrait appeler, et dont on aura déjà parlé sur ce plateau ; du caprice du patron ?

Michel Mondet : Oui, et bien il y a des exemples, vous voyez c’est une décision de choisir son directeur des opérations, c’est un caprice de dire je veux doubler mon chiffre d’affaires en 5 ans, ce n’est pas une stratégie, c’est un caprice pour moi, voilà.
Le fond du sujet sur les décisions et sur le caprice du décideur, si vous voulez, c’est quand même plutôt de faire en sorte que le décideur soit exemplaire, on en a parlé aussi ça sur une autre vidéo, mais l’exemplarité, encore une fois, ce n’est pas d’être parfait, l’exemplarité c’est de dire ce qu’on fait et de faire ce qu’on dit, d’avoir ses doutes, d’exprimer ses doutes, de reconnaitre des erreurs, de reconnaitre qu’on a une volonté éventuellement capricieuse, l'avouer, faute avouée, est à moitié pardonnée, on peut aussi dire des choses comme ça, mais la réalité c’est ça, c’est de faire en sorte qu’on gère le temps avec l’exemplarité du dirigeant, c’est ça un bon décideur.

Thibault Lieurade : Et bien merci beaucoup Michel Mondet pour ce témoignage sur justement ces mécanismes de prise de décision qui sont pas si simples.

Michel Mondet : Merci à vous.

La date de fin

L’épidémie de COVID-19 nous inquiète parfois mais nous déroute souvent parce qu’on ne sait pas quand tout cela va finir. Implicitement, nous pensions que la sortie du confinement signifierait la fin de l’épidémie. Et voilà que non ! Mais quand donc tout cela s’arrêtera-t-il ? De la même manière, l’attente du vaccin a suscité des débats : peut-on fabriquer un vaccin en moins d’un an ? Certains affirmaient qu’il n’en existerait pas avant fin 2021. Mais personne ne disait « on ne sait pas ». Il fallait à tout prix mettre une date !

Cette expérience imposée nous apprend l’importance que nous accordons à la « date de fin ». Et je me dis que ce serait bien de voir cette « date de fin » plus intégrée dans le monde professionnel. Prenons le cas des contrôles fiscaux des particuliers. Les fonctionnaires vous posent des questions mais ne disent jamais quand ils ont arrêté le contrôle. Pas de date de fin pour le citoyen : on ne sait pas où en est le dossier. Dans la vie de nos projets, chez les clients d’Akeance, les réponses sans « date de fin » sont si nombreuses : je vais regarder, je vous donne la réponse par mail, on va se réunir pour en discuter, etc. sont des réponses sans « date de fin ». Pourtant, c’est la « date de fin » qui rythme les projets. C’est elle qui permet d’avancer, de passer à l’étape suivante, à l’interrogation complémentaire, etc.

Plus trivialement encore, combien de réunions n’ont pas d’ « heure de fin ». Les réunions de copropriété sont des caricatures à cet égard. On critique souvent les réunions dites interminables mais elles sont surtout minables parce qu’elles n’ont pas d’horaire butoir. La réunion est la seule manière d’approcher un projet / une direction de manière collégiale. Elle se doit d’être efficace. Son efficacité passe par un bon ordre du jour, un bon tour de tables, certes, mais surtout elle doit respecter son horaire de début et son horaire de fin.

Il y a peut-être un cas où la date de fin serait une erreur. C’est la date de notre mort. Il est probable que nous vivrions un grand chambardement si chacun d’entre nous connaissait son jour de départ de ce monde…. En attendant, nous aimerions tous avoir une date de fin pour la reconstruction de Notre Dame de Paris…

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