Immobilier et taxinomie : comment la taxinomie va-t-elle devenir le nouveau référentiel environnemental ?

L’acte délégué Taxinomie a été publié le 10 décembre 2021. Les métiers de foncière, d’asset manager immobilier ou encore de promoteur sont impactés. Comme tout texte réglementaire, un décodage s’impose. Il est vrai que le vocabulaire retenu ne facilite pas toujours la compréhension. Le terme taxinomie lui-même (ou taxonomie) peut sembler réducteur car le règlement ne se résume pas à une classification. Par ailleurs, l’application concrète au secteur de l’immobilier mérite quelques explications.

Nous avons ainsi souhaité apporter un premier niveau de réponse à certaines questions concrètes :

Bonne lecture !

NB : Le terme taxonomie est également utilisé. Nous privilégions ici le terme retenu dans les textes de l'Union Européenne.

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#taxinomie #taxonomie #taxinomy

ESG et plateformes informatiques : les start-ups de l’immobilier ont-elles réponse à tout ?

Les start-ups foisonnent autour des problématiques ESG que rencontrent les acteurs de l’immobilier. Au confluent de la PropTech et de la Greentech, les entreprises du secteur cherchent ainsi à emprunter le bon courant pour les supporter dans leurs impératifs de pilotage et de reporting ESG/RSE. Les exigences du décret Tertiaire et la volonté de labellisation ISR des asset managers rendent en effet nécessaire une certaine industrialisation de la gestion des données ESG. L’énergie représente aujourd’hui un des enjeux majeurs pour les acteurs de l’immobilier. S’agissant d’une charge refacturable, les efforts pour maîtriser les données énergétiques n’ont pas toujours été à la hauteur de ceux fournis aujourd’hui. Mais l’énergie n’est pas l’unique enjeu  : la capacité à piloter l’ensemble des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance est un véritable défi.

En informatique, tout est possible, c’est bien connu ! Néanmoins, il n’y a point de magie... Dans quelle mesure les offres de services informatiques portées par ces start-ups peuvent accompagner les professionnels de l’immobilier dans leur démarche ESG/RSE?

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Panorama des plateformes ESG 

4 modèles de plateformes se distinguent :

Comment choisir entre les différentes offres ?

Les différents modèles présentés ci-dessus permettent d’éclairer la réflexion en distinguant les objectifs auxquels ils répondent ; ces derniers sont d’ailleurs bien souvent complémentaires :

Des sous-questions doivent ensuite être soulevées. A titre d’exemple, si l’on souhaite s’intéresser uniquement aux données énergétiques, se pose alors la question de s’appuyer sur des capteurs et / ou de collecter ces données auprès des fournisseurs d’énergie.

Par ailleurs, la gestion du projet dépend du ou des objectifs poursuivis. Ainsi, si l’ambition n’est pas limitée aux données énergétiques, plusieurs départements de l’entreprise devront être associés (Direction technique, Direction ressources humaines, Direction financière, Direction des achats…). En effet, ils disposent de données ESG et peuvent faire face à des besoins complémentaires qu’une plateforme ESG peut couvrir.

Les points d’attention sur le projet

La mise en place d’une plateforme ESG est un projet informatique qui doit, à ce titre, respecter certains fondamentaux.

En premier lieu, définir le besoin et rédiger un cahier des charges ! Faire l’impasse sur les réflexions amont se paie souvent très cher. D’autant que la philosophie des différentes solutions n’est pas la même selon les modèles. Toutes les offres de services ne se valent pas et certains « détails » qui n’auraient pas été identifiés, peuvent engager l’entreprise dans une direction très coûteuse. Par ailleurs, l’intégration de la solution dans le système d’information existant requiert quelques échanges avec l’équipe informatique.

Attention par ailleurs aux développements spécifiques. Pour faire la différence ou mieux répondre aux besoins, les startups / éditeurs / intégrateurs peuvent proposer des développements sur-mesure. Ces développements sont à apprécier au cas par cas : suivant leurs impacts sur les différents modules de la solution, sur l’intégration au système d’information existant, sur  les coûts de maintenance…, le risque pourra être plus ou moins important.

Enfin, ces projets ne doivent pas être sous-évalués. Une solution « clé en main » nécessite des moyens et la mise en place d’un projet. La mise en place de Deepki ou de Citron implique par exemple un travail significatif pour disposer de l’accord des locataires permettant de collecter les données des parties privatives. Et il faudra ensuite procéder à des analyses pour s’assurer de la cohérence des données collectées !

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La nécessité de renforcer les moyens autour du pilotage des données ESG est connue. Certains ont déjà constaté le découragement des équipes, du fait d’une collecte de données chronophage, au détriment du temps consacré à la mise en place de plans d’action ESG. D’autres s’inquiètent à juste titre de ne pas être en mesure de justifier l’information extra-financière, attendu que les pistes d’audit sont souvent inexistantes.

L’union des sympathiques PropTech et des enjeux ESG peut sembler augurer d’un avenir radieux pour améliorer la gestion des impératifs ESG. Néanmoins, l’accroissement des contraintes règlementaires n’autorise plus de naïveté dans l’approche de ces partenariats. Il faut s’attendre à des efforts importants pour que le résultat obtenu tienne les promesses échangées. Le choix du bon partenaire, la conception du projet commun dans le contexte de l’entreprise en associant les Directions concernées et la mise en œuvre doivent être abordés avec la rigueur et l’expertise requises pour tout projet de « data management ».

Concrètement, améliorer la gestion des impératifs ESG est un grand projet !

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[1] Le Building Operating System (BOS) est un système d’exploitation pour les bâtiments comparable iOS ou Android pour les smartphones (logiciel socle permettant de piloter, au sein d’un même système informatique, l’ensemble des équipements du bâtiment).

Bonne année !

On s’est tous souhaité la fin du Covid, la reprise d’une vie normale, de mettre au rayon des archives ces deux dernières années. On a tous vécu des proches ou soi-même confinés pour Noël ou Nouvel An. On en a tous un peu marre…

Alors que se souhaiter d’un peu plus enjoué, d’un peu plus onirique, d’un peu plus motivant ?

De l’ambition  Souhaitons-nous de quitter nos comportements à juste titre frileux et protecteurs mais retrouvons l’envie. Retrouvons même l’envie d’envie ! Lançons de grands projets pour soi-même mais aussi dans son milieu professionnel. Des projets de changement, de transformation significative et aux objectifs élevés. Osons ne pas vouloir retrouver le monde d’avant mais un monde d’après, mais bien meilleur.

De la joie. C’est sympa les petits gestes d’au revoir quand on se quitte sur Teams ou sur Zoom. Mais c’est tellement mieux d’aller prendre un café ou un verre tous ensemble pour débriefer ! Apportons notre bonne humeur aux autres. Créons de la joie autour de nous. Comment ? En profitant de l’occasion pour raconter nos rêves et nos projets par exemple. En général, le débat s’engage rapidement…

De l’exigence. Et si on se disait qu’on ferait mieux qu’avant ? Qu’on tiendrait mieux ses engagements, ses jalons et autres rendez-vous sur les projets ? Ajoutons un peu de rigueur dans nos horaires, dans nos écrits, dans nos comportements. L’exigence, ce n’est pas la perfection ; c’est vérifier, se contrôler, s’assurer que les choses sont bien faites. L’exigence, c’est l’envie d’être fier de ce qu’on fait.

De l’amour. Toujours de l’amour allez-vous me dire. C’est vrai. Mais, franchement, ne manque-t-on pas tous d’amour à n’aimer l’autre qu’à travers un écran ? A ne plus pouvoir se féliciter en se serrant la main ? A ne plus se taper sur l’épaule lors d’une retrouvaille ? L’amour ne s’écrit pas toujours avec un grand A mais se contente parfois de gestes simples… qu’on a perdus.

Allez, assez ! Bonne année et soyez heureux !

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